Exploitation sexuelle des enfants
L'exploitation sexuelle des enfants est un problème mondial qui victimise un secteur vulnérable de la société.
Les délits relatifs à l'exploitation sexuelle des enfants sur lesquels les services de police canadiens enquêtent le plus souvent ont trait à l'exploitation en direct d'enfants et particulièrement à la possession de pornographie juvénile distribuée dans Internet.
Survol national
L'exploitation sexuelle des enfants est un problème mondial qui victimise un secteur vulnérable de la société. Les personnes qui se livrent à ce type d'activité, qui comprend la pornographie juvénile, la prostitution chez les enfants et le tourisme sexuel impliquant des enfants, sont motivées par le besoin d'obtenir une gratification personnelle et, de plus en plus souvent, d'en tirer des profits. Internet et la technologie qui y est liée ont grandement amélioré la capacité de ces personnes à répondre à leurs besoins. Internet a également facilité la formation de groupes internationaux organisés de collectionneurs de pornographie juvénile.
Au Canada, les délits relatifs à l'exploitation sexuelle des enfants sur lesquels les services de police canadiens enquêtent le plus souvent ont trait à l'exploitation d'enfants en direct et surtout à la possession de pornographie juvénile distribuée dans Internet. Un point essentiel concerne le fait que chaque image pornographique juvénile constitue un cas d'abus sexuel ou physique à l'égard d'un enfant. La prolifération de la pornographie enfantine ou d'images montrant des abus d'enfants, disponibles dans Internet, perpétue cet abus en faisant circuler ces images autour du monde. Les images qu'on entre dans le cyberespace sont difficiles, sinon impossible, à effacer. En plus de chercher ceux qui font, distribuent et possèdent de la pornographie enfantine, la police travaille également sur la scène internationale afin d'identifier et de retracer les victimes.
Internet et les logiciels d'échange de fichiers offrent aux collectionneurs de pornographie enfantine ou d'images montrant des abus d'enfants les outils nécessaires pour amasser d'immenses quantités d'images. En 2001, une enquête menée au Manitoba a permis de découvrir une collection de plus de 350 000 images. En mai 2003, une enquête menée en Ontario a permis de mettre au jour une collection de plus de 1, 000, 000 images. En plus de la préoccupation que soulève l'augmentation impressionnante du nombre d'images découvertes au cours des enquêtes, l'augmentation du niveau de violence illustré dans ces images et l'augmentation récente d'images montrant des nourrissons et des tout-petits inquiète également la police. La technologie des appareils-photos numériques et des caméras Web, notamment, et plus récemment les téléphones capables de prendre des photos pourraient permettre à des collectionneurs de devenir également producteurs de pornographie juvénile.
Les collectionneurs d'images montrant des abus d'enfants ne sont généralement pas considérés comme des criminels de groupes organisés au sens traditionnel du terme. Toutefois, en vertu de la définition d'organisation criminelle (groupes de collectionneurs sont composés d'au moins trois collectionneurs qui se regroupent, officiellement ou officieusement) qu'on trouve dans le Code criminel actuel, ils pourraient être considérés comme une organisation criminelle, puisqu'ils ont pour objectif principal de commettre un acte criminel. Les dispositions du Code criminel pourraient s'appliquer aux futures enquêtes sur des cas d'exploitation sexuelle d'enfants, si on déterminait qu'il s'agit bien d'une composante d'une organisation criminelle.
Une nouvelle tendance a trait aux sites Web qui offrent de la pornographie juvénile contre de l'argent. Jusqu'à tout récemment, les collectionneurs de pornographie juvénile échangeaient des images avec leurs semblables pour le seul plaisir d'enrichir leur collection. Au cours des deux dernières années, les enquêtes ont démontré que ce temps est révolu et que de plus en plus de sites Web offrent un accès à de la pornographie juvénile contre de l'argent. On s'inquiète du fait que ce potentiel de profits reconnu pourra entraîner une augmentation de la production de pornographie juvénile, car les exploitants de ces sites Web cherchent de nouvelles images pour leurs clients.
Le détournement de mineurs en direct, et ou le fait de les attirer au moyen d'un leurre, dans lequel des délinquants recherchent des enfants dans les bavardoirs Internet ou les forums électroniques dans le seul but de faciliter les infractions sexuelles commises à l'endroit d'un enfant, est un autre type d'exploitation sexuelle des enfants. Les délinquants se présentent souvent comme des enfants désireux de devenir l'ami de la victime et même encore plus désireux de la rencontrer en personne. Le détournement de mineurs en direct constitue un danger considérable pour les victimes qui, sans le savoir, engagent la conversation en direct avec des délinquants.
La prostitution chez les enfants est une autre forme d'exploitation sexuelle des enfants qui préoccupe grandement la police. Au Canada, la prostitution chez les enfants est le plus souvent signalée par la police dans les grands centres urbains. Les enfants qui participent à cette activité ont en moyenne 14 ans, ce qui constitue également l'âge requis pour consentir, au Canada. Un pourcentage limité des cas de prostitution chez les enfants peut être attribué au crime organisé, surtout par l'intermédiaire des bandes de rue. En 2002, une enquête policière menée à Québec a permis de démanteler un réseau de prostitution de longue date dirigé par une bande de rue de cette ville. Environ 30 filles âgées de 14 à 17 ans étaient contrôlées par cette bande. Les recruteurs attiraient les filles dans ce réseau en leur offrant des cadeaux dispendieux et des drogues. Les exploitants de ces réseaux étaient notamment accusés d'être membre d'une organisation criminelle.
Le tourisme sexuel impliquant des enfants désigne un voyage organisé vers diverses destinations internationales dans le but précis d'abuser sexuellement d'enfants. Le Canada dispose d'une loi appliquée depuis 1997 et modifiée en 2002 qui permet de poursuivre des Canadiens qui se livrent à cette activité.
L'exploitation sexuelle des enfants constitue une question d'intérêt national en matière de renseignement pour les membres du SCRC depuis 1998. À cette époque, un cadre stratégique avait été créé pour les services de police axés sur les questions touchant la pornographie juvénile, la prostitution chez les enfants et le tourisme sexuel impliquant des enfants. Au cours des quatre dernières années, l'augmentation du nombre de délits relatifs à l'exploitation d'enfants en direct et surtout à la possession et à la distribution de pornographie juvénile est reconnue comme la plus rapide parmi les formes d'exploitation sexuelle des enfants au pays. Les services de police canadiens continuent de collaborer avec le gouvernement et la collectivité à des initiatives majeures destinées à lutter contre ce problème selon une approche globale et intégrée.
Perspectives
En réponse à la demande mondiale en pornographie juvénile, on observera à une hausse du nombre de sites Internet offrant de la pornographie juvénile contre de l'argent.
Les bandes de rue affiliées à des groupes du crime organisé tels que les bandes de motards criminalisées continueront d'être impliqués dans la prostitution chez les enfants et d'en tirer des profits.
Les services de police collaboreront de plus en plus à l'échelle nationale et internationale afin de lutter contre l'exploitation sexuelle des enfants, surtout dans le cas d'enquêtes sur l'exploitation d'enfants en direct.
Et pour ceux et celles qui viennent sur mon blog
juste pour prendre mes articles et mes photos pour se monter
un blog, je vous dit attention vous jouer avec le feu ,c'est le seul
avertissement que vous aller reçevoir.
zyela